mercredi, 21 juin 2006
PANZER DIVISION...DE LA KONNERIE
"IGNE IGNE GNA GNA GNA"("nuit grâv",NDLC)
C'était l'année dernière, au mois d'août. Comme d'habitude, le soleil étalait sa magnificence en écrasant de sa superbe hommes et bêtes, plantes et minéraux.
Un de ces après-midi où le moindre effort vous coûte une suée, et l'où on a qu'une seule envie, celle du "farniente" au sens étymologique du mot : far niente : "faire rien".
J'y réussissais avec succès... Selon mon usage, j'étais une fois de plus plongé dans une de mes rêveries contemplatives, observant la nature, les insectes, les nuages et le mouvement des feuilles, ondulant au grès d'un Mistral lui aussi trop fainéant pour nous sortir de cette caniculaire torpeur.
Au bout de mon chemin, dans un champ, s'élevaient deux murs de ballots de paille.
Improbables remparts dressés au milieu de nulle part, ils étaient là depuis la fin des moissons, défiant de leur hauteur le paysage alentour.
Éphémères géants revenant chaque année, ils constituent une curiosité pour les promeneurs et les badauds, et un abri discret pour les jeunes amoureux.
Leur propriétaire, un céréalier, entasse consciencieusement chaque année, les tonnes de pailles récoltées après les moissons d'orge, d'avoine et de blé. Les ballots mis de la sorte à sécher deviennent alors une attraction, et pour cause : imaginez 700 tonnes de paille érigées en deux immenses murs de 100 m de long sur 7 ou 8 de haut, bizarre incongruité au milieu des chaumes ras.
Cet été-là, mon voisin Jürgen un Suisse Allemand émigré depuis longtemps sous un climat plus propice au bronzage qu'au ski, recevait ses petits enfants Munichois. Il s'agit de deux ados, benêts et patauds, élevés à la saucisse bien grasse et aux patates, à la bière et à la choucroute.... Je les avais croisé naguère, caricatures des jeunes ploucs teutons, Hard-rockers un peu crados et arborant crête blondasse et panoplie trash.
Figurez-vous que ce jour_là, nos deux petits panzers avaient décidé d'aller se fumer un p'tit oinj, à l'abri des regards indiscrets.....
La suite est prévisible : une étincelle de trop, un fétu qui prend et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, un brasier incommensurable se forme. Alarmé par les grosses volutes blanches qui s'échappent du champ, J'arrive en courant, hors d'haleine et en eau, pour voir si l'on pouvait encore faire quelque chose, histoire de sauver les meubles. Peine perdue... Au loin la sirène des pompiers que j'avais pris la peine d'alerter, retentissait, stridente et pressée. Un puis deux mais bientôt quinze engins arrivent sur les lieux, et tentent tout pour juguler le désastre.
En vain.... En quelques minutes, la plaine s'est obscurcie, il fait nuit en plein jour et la fumée âcre nous asphyxie. Le feu attisé par le Mistral qui s’était renforcé entre-temps, s'étend au chaume du champ puis d'un bond, passe le chemin, faisant fondre au passage l'asphalte refait de l'année. Les flammes dévorent les poteaux téléphoniques (encore en bois dans ce coin là), et se propagent au champ de tournesol voisin. Le capitaine des pompiers évalue vite la situation : la paille est foutue, alors il protège ses hommes et les fait mettre en barrage autour du sinistre pour le circonscrire. Cette bataille-là est vite gagnée. De loin, nous observons la déchéance de ces géants de paille terrassés et qui s'effondrent en silence, répandant des gerbes d'étincelles en pluie... Tout le village est venu prêter main forte aux pompier : les paysans arrivent avec des citernes pleines d'eau du Rhône (il y a des captages partout dans la plaine). La farandole des tracteurs dure jusqu'au soir. Les femmes amènent des bouteilles d'eau et de la nourriture pour les pompiers, car ils vont rester là toute la nuit...
Au petit matin, le champ ressemble à ces images de guerre : de gros tas fumants ont été répartis un peu partout sur l'aire. Des camions de pompiers montent la garde aux quatre coins du pré et les hommes les traits tirés s'accordent enfin un peu de repos. Leurs combinaisons noires de suie, laisse pendre la cagoule de coton qu'ils portent sous le casque. Les lances sont au sol, disposées de façon stratégique pour mater toute reprise.
Mais ici l'eau est un bien rare et coûteux... Alors on décide de laisser se consumer le brasier sous étroite surveillance plutôt que de le noyer sous des tonnes d'une eau si précieuse. La surveillance durera sept jours, durant lesquels la nuit de ma fenêtre, je pouvais voir les lueurs encore vives des braises couvants sous la cendre.
Tout ça pour une étincelle......... pour un pauvre pétard... Y z'auraient mieux fait d'aller le fumer au bord de la rivière, il y fait plus frais, et là au moins, ça risque rien !!
V.Van Gogh
19:27 Publié dans LES AVENTURES INTERSIDERANTES D'ONC FILOU | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 19 juin 2006
CHRONIQUE (TA REUM) DE NOS CAMPAGNES(4)
"KERMESSE, UN VILLAGE EN LIESSE"
Samedi dernier pendant que certains préparaient la fête des pères et son chapelet de cendriers en boîtes de claquos et coquillages, de cravates en crépon bariolé, ou autres babioles confectionnées avec amour par nos chères têtes blondes, ici on s'activait à terminer les préparatifs de la kermesse annuelle de l'école du village.
L'association des parents d'élèves y bossait déjà depuis plusieurs semaines, et en tant que personne de bonne volonté, le président (qui est un pote) me sollicite. Evidemment, je réponds présent, et me voilà enrôlé pour tenir le stand qui me correspond le moins: le tir aux ballons avec fusils à flèches et tout et tout siou plaît !! Moi qui abhorre violence, armes et autres manifestations de la brutalité humaine, je suis en plus obligé de me déguiser en warrior : pantacourt camouflage (ça j'avais, fashion victim oblige), tee-shirt kaki et chapeau de rangers en toile. je suis même ô comble de malheur, affublé du double trait kaki/noir des commandos sur les pommettes, chouette............
La matinée promet d'être chargée : on installe les stands, délimités par les bottes de paille d'orge que l'on vient tout juste de finir de moissonner, on gonfle les ballons, teste la sono, prépare barbecue, friteuses et buvette, parasols et banderolles, bref, on chiade la déco.
Imaginez un sous-bois plantés de chênes verts (chênes kermès, ça tombe bien !) quasi centenaires, jouxtant le stade de football communal, avec une jolie bâtisse neuve et spacieuse transformée pour l'occasion en centre névralgique : stock de bouffe, caisse, arrière buvette.
Je suis en train de fignoler les derniers préparatifs de mon stand (150 ballons gonflés à la bouche, p'tin faut qu' j'arrête la clope...) lorsque ma voisine de stand arrive : une beauté à couper le souffle, brunette de 25 ans à peine, mutine au nez délicatement retroussé, des yeux d'un bleu à s'y noyer, une silhouette parfaite, bref le genre d'extra terrestre que l'on ne s'attend pas à voir dans un bled paumé.... Il s'agit de la sublime, l'innénarable, la suave, la divine Caroline... Je l'avais déjà croisée dans sa 106 verte, mais je ne la connais pas encore. Comptez sur moi, je vais vite réparer ça.... D'ailleurs l'occasion ne tarde pas d'entamer la conversation, et le courant passe bien... Evidemment, j'ai remarqué l'alliance à son doigt, mais ça ne m'a jamais posé de problème, puisqu'en général, je ne fréquente que des femmes mariées (ho ça va hein ! j'les force pas.. Leurs mecs n'ont qu'à être plus attentionnés au lieu de s'occuper de foot et de boire de la bière....). Nos regards se croisent déjà plus que de "nécessaire" et l'alchimie mystérieuse de la séduction réciproque fonctionne..... Hélàs, l'heure de l'école arrivant déjà, elle me lance un ultime regard et file récupérer ses 2 loupiots. Rendez-vous donc en début d'aprèm' pour tout terminer avant 16h, heure de l'ouverture des festivités.
Du coup, je reste seul sur le site en attendant la relève.... A 14h, je suis de nouveau là, bien décidé à tout faire pour séduire la demoiselle.
Nous sommes une petite dizaine, et comme souvent, je suis le seul mec (ya un match de coupe du monde, béni soit le foutchebol). Soudain, un grondement lointain impose le silence : des orages sont prévus en fin de journée, mais là, c'est trop tôt..... Nous sortons scruter le ciel, et ça se confirme : en provenance du Vercors, une masse noire s'approche rapidement et nous rejoins bientôt.
Une première averse affole ces dames : le "tchac" d'énormes gouttes sur le sol sec et brûlant du sous bois ne laisse rien augurer de bon.... Puis le nuage crève en un déluge aussi puissant que soudain. Le sous bois se transforme en marais, les banderolles peintes à la gouache par les écoliers dégoulinent, les ballons de la déco s'envolent, bref, c'est la cata.....
La présidente accablée calcule déjà les pertes (tout est acheté, la bouffe, les lots, les boissons) et se pose le dilemme : on annule ou on reporte ? Les filles sombrent dans le pessimisme le plus complet, bref, marasme, gémissements et grincements de dents....
Mais le seul qui reste optimiste, c'est bibi. C'est plus fort que moi, je suis comme ça, le positivisme chevillé au corps.. Alors pour détendre l'atmosphère (atmosphère, atmosphère, j'ai une gueule d'atmosphère ?) je commence à faire le con. Mon numéro est bien rôdé, il date de l'époque ou bossant pour une radio j'animais foires commerciales et stands de plages, quinzaine de Carrefour et fête de l'olive.... Ces dames commencent à se dérider un peu, Caroline (qui s'est spontanément mise à mes cotés) se marre. Son bras parfois frôle le mien et ce contacte m'électrise et me fais frissonner tant sa peau est douce et chaude. L'ambiance est de nouveau là, et par magie, l'orage est fini.... On se hâte de réparer les dégâts, et tout et prêt à nouveau, ballons, flonflons et lampions.
Les minots commencent à arriver, puis les parents, ayez, la mayonnaise prend.... Une fois le spectacle de fin d'année des gamins terminé, la kermesse débute.
Joyeuse ambiance, ça grouille, crie, rie partout. Les papillons papillonnent, les marmots s'époumonent, et les pochtrons pochtronnent.
Accaparé par mon stand, je n'ai que peu l'occasion de voir Caro. Cependant, à chaque fois que je tourne la tête, son regard est là aussi.... Mais la queue de minots impatients devant mon étal me speede, et le temps passe.....
4h plus tard (soit 5kilos d'andouillettes, 8 de frites, et autant de merguez, et autres chipos, sans oublier 4 fûts de bières vidés), ouf, le calme revient.... Ma jolie voisine m'amène une bière fraîche et méritée, et nous reprenons notre doux babil... Quand soudain, un colosse d'un mètre 90 pour au moins un bon quintal s'approche. Le golgoth n'a pas l'air ravi de nous voir. Caro le voit et comme mûe par un ressort se lève de la botte de paille sur laquelle nous devisions très très tendrement.... Le gars est là : Caro gênée me présente : "machin, mon mari" (p'tin, j'ai même pas retenu son blase à ce nase), "philippe, un copain". Le mec, laconique me dit bonjour du bout des lèvres, me broie la main dans la grappe de Knakis qui lui fait office de poigne et lance à ma si belle "bon, rentre avec les mômes, ça suffit". Elle lui objecte qu'il faut qu'elle range son stand, mais la sentence est tombée comme un couperet "rentre, je vais le faire". Vu le ton, y avait même pô à discuter. la belle s'est envolée comme ça pffffffffuit, et j'ai pas eu le temps de prendre son numéro de téléphone, putain de bordel de merde... JE HAIS LES GOLGOTHS, ET QUAND J'SERAIS GRAND, J'SERAIS GOLDORAK POUR TOUS LEUR PETER LA GUEULE ET SAUVER LES JOLIES PRINCESSES.................. !
Mais l'histoire n'est pas finie, j'suis malin et je connais une de ses cop'..... La suite (s'il y en a une) au prochain épisode....... TO BE CONTINUED
Kermesse de Gujan Mestras vers 1970.Filou,si t'as une photo d'époque...
13:55 Publié dans LES AVENTURES INTERSIDERANTES D'ONC FILOU | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
jeudi, 15 juin 2006
!!!!!ONC' FILOU délocalisé!!!!
Filou,notre bababarbu est enfin reconnu à sa juste valeur...en effet,vous pouvez aussi retrouver notre SBF* chez FACTORYJFRED(voir jolies choses) qui lui offre généreusement le gîte contre quelques pages d'écritures bucoliques...
http://jfred.noosblog.fr/
(*Sans Blog Fixe,NDLC)
PETITE ANNONCE lue dans FENOUILLET BOUMBOUM
Filou le Zincou recherche:
-un éditeur
-une fiancée
-un coiffeur
laissez un message à la CONcierge qui transmettra.
07:50 Publié dans LES AVENTURES INTERSIDERANTES D'ONC FILOU | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
mercredi, 14 juin 2006
CHRONIQUE (TA REUM) DE NOS CAMPAGNES(3)
"DRAME SUR LE PLANCHER"
....P'tin, j'me suis encore endormi devant la téloche..... J' attrape mon portable pour voir l'heure : 3h du mat'....Re-p'tin, le chien est pas sorti pisser..... Il se fait vieux, donc limite incontinent, et il tiendra pas jusqu'à demain matin... Je m'assieds sur le canapé, et ouvre mieux les yeux.. Tout de suite, une "anomalie" attire mon regard. Je connais tellement bien ma baraque que je remarque vite les choses.... Une tâche marron est sur le sol, à un endroit où il n'y a rien d'habitude..... Re-re-p'tin, j'espère que le clebs n'a pas fait une ignominie... Je regarde mieux : il s'agit en fait d'une araignée de belle taille. Une de ces marrons, qui font hurler les filles, et répulsent les garçons... Elle fait bien 6 ou 7 cm de diamètre, c'est déjà de la belle bête. D'habitude, on en trouve pas de si grosses dans les maisons. On les rencontres au hasard d'une pierre soulevée dans le jardin, ou d'un rangement de printemps au garage. Mais là, il a fait si chaud aujourd'hui que j'ai laissé les fenêtres ouvertes. Elle a sûrement dû vouloir profiter de la fraîcheur relative de la pièce, dont les murs en pierres régulent les écarts de température. J'hésite entre la chasser ou l'écraser d'un coup de tatane. En général, j' exècre à tuer gratuitement (à part les serpents, mais ça, je vous le raconterai une prochaine fois). Même les scorpions trouvent grâce à mes yeux, et je me contente de les mettre dehors avec la pelle à poussière et la balayette. L'automne, quand souris, mulots, campagnols, loirs et autres "indésirables" s'invitent chez moi, je ne mets pas de tapettes, mais des souricières. Du coup, je les relache plus loin au fond du jardin, non sans les avoir au préalable "présentés" à Socrate, mon chat psychopate (il tue tout c'qui bouge). Les p'tites bêtes sont tellement effrayées qu'elles n'y reviennent pas.... Mais là, le dilemme se pose. Sans plus réfléchir, je m'approche. Elle a certainement senti les vibrations de mon pas, mais ne bouge pas, et pour cause : je découvre qu'en fait elle est figée à cause d'un scolopendre qui lui barre la route. Vous voyez de quoi je parle ? C'est ces mille-pattes plats, dont la piqûre particulièrement douloureuse vous laisse un bubon rouge et purulent pendant 15 jours. Ceux-là, sans pitié !! Je les tue net. Le mien est un gros, bien long.... Les deux bestioles en fait sont sur le point de s'affronter. Intéressé par le match, je stoppe net et regarde. Les adversaires en lice en sont au stade de l'observation et jaugent réciproquement les capacités de l'ennemi. L'arachnide n'a pas de carapace, mais ses crochets redoutables distillent un venin mortel pour le scolopendre.... Lui a le dos "dur", et un dard à venin termine sont corps. Il lui faut donc s'accrocher à l'araignée, puis s'arc-bouter pour la piquer.... Cela nécessite de la rapidité (et ces saloperies en ont !!). Mais il n'aura pas droit à deux essais, l'araignée est rapide aussi. Le face à face dure encore qques secondes, puis sans que rien n'augure d'un tel départ, les deux bestioles se ruent l'une sur l'autre. En un éclair, tout est joué : l'araignée, grâce à ses longues pattes, a retourné le scolopendre et l'a mordu au ventre (enfin, je suppose, car vu de ma hauteur, le scolo est sur le dos et l'araignée dessus). Elle recule et regarde sa victime se tortiller et se débattre. Le venin est rapide car il s'immobilise rapidement. Quelques soubresaut animent encore ses pattes, mais quand on les écrase c'est pareil, ils ont des terminaisons nerveuses particulières et même en bouille, leurs pattes bougent encore. Reste à savoir ce que MOI je vais faire.... Mais devant un telle combat, je suis pris de respect et décide que l'on écrase pas un tel vaillant soldat. Alors magnanime, bon et grand (si si, ça m'fait du bien à l'égo, merci), je la chope par une patte et la fout dehors en même temps que le chien pour qu'il pisse. L'histoire pourrait s'arrêter là, mais le lendemain, en allant boire mon café sur mon banc au soleil, je remarque sur la terrasse deux longues pattes qu'il me semble reconnaître..... Socrate a dû passer par là, car lui la nuit, il ne dort pas.... Et me ramène systématiquement souris, lapereaux, oiseaux, lézards et autres fruits de ses chasses nocturnes. Si "mon" araignée l'a croisée, malheur à elle, car il se régale à les bouffer..... Voilà la fin tragique d'un bien brave soldat !!
12:10 Publié dans LES AVENTURES INTERSIDERANTES D'ONC FILOU | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
vendredi, 26 mai 2006
" CHRONIQUE (TA REUM) DE NOS CAMPAGNES (2):
Ha, le temps joli des cerises....
Il y un mois, il était éclatant de fleurs. Il est vieux pourtant, pas loin de cent ans... Vermoulu et creux, il lui reste la fourche principale, que je n'ai pas taillée, par pitié... De là, rebiquent deux ou trois branches plus saines, pas de quoi en faire un plat.
Avec ce fieffé Mistral qui a bien soufflé, on s'est dit "y aura pas beaucoup de fruits, cette année....".
Ha le salaud, il s'est vengé !!! Toutes les fleurs ont "portées", et nous avons vu de loin les fruits verts... Qui ont vite mûri, à tel point qu'on est envahi.
J'en ai fais des paniers entiers, pour les amis, les voisins, la famille. Puis tout le monde a été gavé, alors j'ai élargi : la crèche du petit, l'école du grand, mes copains maîtres-nageurs, les gens du poney etc..
J'aurais bien fait de la confiotte mais les cerises, je ne les aime que nature...Et puis bonjour le travail de forçat pour transformer tous ces kilos de fruits qu'il faut dénoyauter........ J'ai eu droit au clafouti des voisins (je vous en parlerais aussi, une autre fois, des gens sensass'). Un des deux est maître de chorale, alors tous il soirs il en emmène à ses chanteurs... Mais plus on en cueille, plus il y en a. Noires, énormes, juteuses, chaudes et gorgées de soleil, délicieuses mais BEURK, j'en peux plus !!
Même les oiseaux les dédaignent : au début, merles,pies, corbeaux, moineaux, étourneaux (qui a dit poil au dos ?) se sont jetés dessus comme des goinfres. Mais ils les boudent aujourd'hui, écoeurés....
Les petits aussi se sont fait plaisir, mais là, ils saturent !! Pourtant Nathan mon "caganis"* a un régime alimentaire strict : il mange de tout en grande quantité, et de préférence si c'est sucré... Mais l'abondance a eu raison de sa gourmandise.
Comble de malheur, il y a en vigueur dans nos campagnes, une jolie tradition : celle du partage. Donc, à chaque saison, les gens font profiter à leurs proches de la générosité de la nature : coings en septembre, châtaignes et champignons en novembre, sanglier et gibier l'hiver, fraises et fruits à la belle saison...
Donc, pour un panier offert, j'en reçois deux autres en échanges... Snif !!
Mais ça n'est pas tout : sur le marché de Montélimar, un gugus a eu l'idée d'en vendre : 3€ le kilo, bonne aubaine se dit-il.... Lorsque je repasse en fin de matinée, le pauvre en est à les solder à 1€ les 2 kilos !! Et je crois qu'il n'en a pas vendu une seule !!
Comble de malheur, ma mère viens dimanche et toute contente me dit au téléphone "Les petits vont être ravis, leur Papy a cueilli un éééééénorme panier de cerise, ils vont se régaler" !! Si elle savait.............
Alors quand je pense à vous amis Pariziiiiiens, à qui on doit les vendre à des tarifs prohibitifs, j'ai peine pour vous et me dis "quel gâchis" !!
* caganis = en Marseillais littéralement : cague (défèque) de l'anis (référence à la fleur d'anis et à ses pétales qui secs, forment de petites virgules marrons...) Se dit du petit dernier de la famille.

10:20 Publié dans LES AVENTURES INTERSIDERANTES D'ONC FILOU | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 25 mai 2006
" CHRONIQUE (TA REUM) DE NOS CAMPAGNES :
Ami Pariziiiiien,
Toi qui est blanc comme un navet et sous la grisaille, un conseil : tartine-toi d'auto-bronzant, prends des gélules magiques qui donnent belle mine, car l'été va être muy calliente !! J'explique : ici dans le sud, mis à part un soleil de tous les diables et des températures que tu n'as même pas en juillet à Paris (26° à 14h et ça monte), nous avons un exceeeeeeleeeeeent indicateur d'été chaud ou pas : les cigales !!
D'habitude, ont les entends mi juin pour un été classique. En 2003, elles avaient prédies la canicule en commençant à striduler mi-mai...
Et aujourd'hui pour la première fois, ça gazouille dans le jardin !! C'est la première que j'entends, mais elle y va de bon coeur. Dubitatif, je suis allé voir si c'était vraiment une cigale et pas un grillon, et je confirme : sur le tronc de mes cyprès, y en a 4 !!
Donc été très chaud... (et quand homme blanc couper du bois, hiver très froid. Si vous la connaissez pas celle-là, dites le moi, elle est très propre et racontable même aux p'tits zenfants. Ce coup-ci ça fera pas râler la concierge, qui ne l'oublions jamais, est dans l'escalier....). A vos crèmes et RDV en juillet.
P.S : pour la fête des mères, pensez au brumisateur de bon aloi.... pouf pouf pouf

15:16 Publié dans LES AVENTURES INTERSIDERANTES D'ONC FILOU | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 24 mai 2006
...et ONC' FILOU fut bouffé par LA BALEINE...
Il arrive toujours qu'à l'occasion, tante Huguette ou mamie France aient la bonne idée de vous offrir (pour une fois...!) un cadeau. Mais celui-ci s'avère toujours au bout du compte... empoisonné.
Une collègue trouva amusant d'offrir à mon cadet deux poissons rouges car il est né en février,sous le signe de ce fameux animal.
Ayant déjà à la maison chien, chat et perroquet, je trouvais le cadeau encombrant, mais somme toute rigolo.
Manque de bol, les poissons crevèrent rapidos. Désespoir du loupiot : "Paaaapaaaa, les poissons y sont morts, répare-les" (véridique, il croit que je sais tout réparer depuis le temps qu'il me voit remettre en état tous les jouets qu'il détruit gaiement).Mais voilà, dilemme, j'ai de multiples talents, mais je n'ai jamais ressuscité quoi que ce soit... Alors, comme tout bon parent qui ne veut pas faire trop de peine à ses mômes, j'ai triché... Et racheté à l'identique les mêmes. Qui ont re-crevés très vite (saloperie va !!). Re-crise, re-larmes etc... J'ai pris mon loupiot par la main et l'ai emmené avec moi choisir deux autres "inutiles"...
Bien m'en pris car nous choisîmes cette fois une espèce hyper résistante, ainsi qu'un plus joli aquarium (soyons fous, claquons des sous) avec cette fois, pompe, filtre et tout l'barda... Le premier mourut très vite, mais pas le second....
L'an dernier, il avait grossi à tel point qu'il ne tournait plus dans son petit bocal. Car le "truc" de 4cm de long que j'avais acheté en faisait maintenant plus du triple... et l'aquarium était minus vu ses mensurations...
Ne lésinant pas pour le bien être de celui que nous appelions désormais "Monstro la baleine" (cf. Pinocchio), j'achetais un truc hyper grand, hyper cher. A l'arrivée, j'ai acheté un aquarium à 120€ pour un poisson que j'avais payé 3€.
Alors désormais, avant de me faire cadeau de quoi que ce soit de vivant (mis à part une plante verte), DEMANDEZ MOI MON AVIS NOM'DIDJIOUDE ROGNOND'JIOU OU J'FAIS UN MALHEUR !!!
P.S : preuve à l'appui : une photo de "Monstro" . Visez la taille du bocal par rapport aux appareils électro-ménager, ça vous donnera l'échelle....

14:00 Publié dans LES AVENTURES INTERSIDERANTES D'ONC FILOU | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

